Un talent à découvrir : Stefano Bonazzi et son univers apocalyptique

Publié le Lundi 8 février 2010 dans Un talent à découvrir.

Bonjour à tous ! Aujourd’hui un nouvel article de la catégorie « Un talent à découvrir » s’intéressant à un artiste de 25 ans, Stefano Bonazzi, et ses montages tout droit sortis de son univers apocalyptique de fin du monde…

S’il y a un terme qui peut décrire le travail de cet italien de 25 ans, c’est bien « dérangeant ». Car il est difficile de regarder son travail sans ressentir une certaine gène, une drôle d’impression qui nous amène à nous poser des questions quant au message qui transparait. Stefano Bonazzi est un artiste qui possède son propre univers qu’il décline dans ses compositions. Son truc à lui c’est le macabre, le vintage, l’apocalyptique…Arriver à imposer un tel univers implique d’avoir une technique irréprochable, une maitrise total des techniques du photomontage qui donne l’impression d’avoir devant soi une simple photographie.

Sur son site internet, http://www.stefanobonazzi.it, il présente ses montages dans des séries au nom plutôt évocateur. La série The last day on Earth (dernier jour sur la terre) regroupe des compositions à l’ambiance résolument apocalyptique. Exemple en est cette composition :

The last day on earth - Part VI

The last day on earth - Part VI

L’ambiance est résolument sombre. Ce Pierrot masqué visiblement perdu semble attendre l’inévitable d’une façon résigné. Les compositions de l’artiste sont souvent construites de la même façon : en format portrait, 1 ou plusieurs personnages irréels (hommes invisibles façon gentlemen, scaphandriers, pierrot, femmes dénudés…) au premier plan, en plein milieu d’un champs cultivé ou d’un désert de sable avec en second plan des objets/monuments donnant une réalisation surréaliste. Le tout avec un travail sur la couleur renforçant l’impression de malaise. Preuve en est encore avec ce nouvel exemple tiré de la même série :

The last day on earth - Part III

The last day on earth - Part III

Le mot dérangeant prend ici tout son sens. Une fois de plus la réalisation est impeccable et nous plonge directement dans l’univers de l’artiste.

Sa série Silent places (endroits silencieux) regroupe quant à elle des compositions un peu moins sombres mais tout autant travaillées. Les champs de blés remplacent les déserts de sable gris et les couleurs se font un peu plus présentes pour servir l’ambiance qui se dégage. L’exemple ci-dessous, The Wind Hunters (les chasseurs de vent) nous renvoie une fois de plus à ses contradictions, entre la tornade qui fait rage au troisième plan et la relative tranquilité du second plan et son moulin à l’arrêt et le premier plan avec les personnages « chassant » en vain le vent au milieu d’un champ désespérément calme.

The Wind Hunters

The Wind Hunters

Ses créations sont nombreuses et je ne peux que vous inviter à découvrir par vous même l’ensemble de l’œuvre de cet artiste et de son univers par le biais de son site internet http://www.stefanobonazzi.it. N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires et en attendant un prochaine article : bonne découverte !

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